SLC - Sports, Loisirs & Culture Saint-Léger

Lecture

 

 

 

 

 

leopard hall de Katherine Scholes

Le 26 mai 2020

Chez  Mireille PORCELLI à 14h30

Léopard Hall de Katherine SCHOLES

Congo, 1964.
Australienne de vingt-cinq ans, Anna Emerson retourne sur sa terre natale du Congo, pour se rendre au chevet de son père mourant, Karl, qu'elle n'a pas vu depuis dix-huit ans. Les retrouvailles sont brèves et, au lendemain de sa mort, un nouveau choc attend la jeune femme : Karl n'est pas son père biologique.
Qui est son véritable père ? Pourquoi sa mère n'a-t-elle jamais rien dit ? Et que faire de Léopard Hall, la villa Emerson dont elle a hérité, remplie d'oeuvres d'art pillées aux Africains ?
Anna n'a bientôt plus qu'une idée en tête : retrouver son père. Avec Eliza, séduisante photographe américaine et grande entremetteuse politique, la jeune australienne tente de rejoindre le village où elle est née pour en savoir plus sur ses racines. Mais dans ce Congo tout juste indépendant, les tensions sont vives, parfois sanglantes. Et tandis qu'Eliza est embarquée dans une mission secrète auprès des rebelles Simba, Anna, elle, hésite : doit-elle poursuivre son voyage seule ? Ou doit-elle rester auprès des Carling, ce couple de missionnaires qui viennent en aide aux lépreux ?
De l'autre côté du lac Tanganyika, un homme se prépare pour une mission paramilitaire des plus dangereuses, classée « secret défense ». Un homme qui n'a plus goût à rien depuis vingt-cinq ans, date à laquelle il a renoncé à ses droits sur sa fille. Un homme qui ne se doute pas que, dans un lieu appelé Léopard Hall, le destin a placé une surprise sur son chemin.

 

 

 

 

la trace de richard collasse

Le 21 avril 2020

Chez  Cathy RAMBOZ à 16h

RDV à 13h30 chez Cathy RAMBOZ pour Conférence sur les Etats Unis, terre d'immigration. Puis retour vers 16h pour la réunion de lecture.

La trace de Richard COLLASSE

De nos jours. Président d’une prestigieuse maison de luxe implantée au Japon, le narrateur, un Français d’une cinquantaine d’années, mène une vie en apparence sans histoires. Marié à une femme qu’il aime, il se passionne aussi pour la photographie. Un matin, sa secrétaire lui remet une lettre anonyme, écrite en japonais. Commence alors un travail de mémoire qui conduit notre homme à interroger son propre passé : son enfance en Afrique du Nord, sa découverte du Japon, dans les années 70, son ascension sociale et professionnelle dans un pays qui le fascine. Il y a aussi les zones d’ombre, entre remords et souvenirs refoulés, d’où refait surface un amour de jeunesse, une Japonaise que le narrateur a rencontrée lors de son premier voyage. Et si l’énigmatique auteur des lettres, c’était elle ?

Richard Collasse est né en 1953. Il est PDG de Chanel K.K. au Japon, où il vit plus de trente ans. La Trace, d’abord publié au Japon en novembre 2006, où il a fait sensation, est son premier roman.

 

 

 

 

madame proust d'évelyne bloch-dano

Le 10 mars 2020

Chez  Sonia LION à 14h30

Madame Proust d'Evelyne Bloch-Dano

À la question : « Quel serait votre plus grand malheur ? », Marcel Proust avait répondu : « Être séparé de maman »... Jeanne Proust, née Weil en 1849 dans une famille juive venue d’Alsace et d’Allemagne, est la mère du plus célèbre des écrivains. Possessive, aimante, omniprésente de son vivant mais aussi après sa mort dans l’œuvre de son fils, elle l’a protégé, éduqué, influencé, bien au-delà de l’image pieuse du baiser nocturne au narrateur d’À la recherche du temps perdu. Jeanne demeure, à bien des égards, un mystère. Pourquoi cette héritière d'une bourgeoisie juive éclairée épouse-t-elle Adrien Proust, fils d'épicier catholique, beauceron et sans fortune ? Comment cette polyglotte, pianiste, amoureuse des livres, encourage-t-elle la vocation d’un fils ? Sait-on qu’elle traduisit Ruskin pour lui ? Comment accepte-t-elle les ruses et les foucades d’un enfant malade et gâté qui dort le jour et travaille la nuit ? Faut-il admettre les amitiés d’un garçon qu'on devine peu attiré par les femmes ? Cette première biographie de « la maman du petit Marcel » reconstitue la vie quotidienne d’une mère muée en vestale, en collaboratrice, en gouvernante, à travers les centaines de lettres qu’échangent deux êtres que rien ni personne ne sépare. C’est une histoire d’amour autant qu’une visite intime chez les Proust.

 

 

 

 

un pédigree de P. MODIANO

Le 25 février 2020

Chez  Cathy RAMBOZ à 12h avec pique-nique

Un pedigree de P. MODIANO

J'écris ces pages comme on rédige un constat ou un curriculum vitae, à titre documentaire et sans doute pour en finir avec une vie qui n'était pas la mienne. Les événements que j'évoquerai jusqu'à ma vingt et unième année, je les ai vécus en transparence - ce procédé qui consiste à faire défiler en arrière-plan des paysages, alors que les acteurs restent immobiles sur un plateau de studio. Je voudrais traduire cette impression que beaucoup d'autres ont ressentie avant moi : tout défilait en transparence et je ne pouvais pas encore vivre ma vie. P. M.

C'est un livre bouleversant. Enfant, Modiano a vécu dans une atmosphère glauque. Né en juillet 45, d'un juif et d'une flamande, il vit dans une forme de no man's land affectif. Ses parents, rapidement séparés, lui font passer une enfance à la limite du rejet, comme un paquet encombrant, partagé entre une mère comédienne cantonnée aux petits rôles, toujours à court d'argent et un père qui évolue dans un milieu lié à la pègre, entre collaboration, marché noir et de rendez-vous bizarres. le tout, balloté de pensionnat en pensionnat et toujours avec cette absence terrible de la tendresse.

Puis enchainement avec Conférence à l'Université Libre sur les Eglises aux Etats Unis.

 

 

 

le magasin des suicides de Jean Teulé

Le 7 Janvier 2020

Chez  Geneviève SABATIER à 14h30

Le magasin des suicides de Jean Teulé

Vous avez raté votre vie? Avec nous, vous réussirez votre mort!

Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre...

 

Le testatment français d'andréï Makine

le mardi 17 décembre 2019

Chez   Bénédicte TAMVARD à 14h30

Le testament Français d'Andréï Makine

Charlotte, une femme d'origine française émigrée en Sibérie avec sa mère entre les deux guerres, raconte à son petit-fils Aliocha le Paris et la France de son enfance, où elle a grandi. Peu à peu, celui-ci s'imprègne de culture française à travers la langue et les récits de sa grand-mère. Cette France devient pour lui une véritable Atlantide, où par exemple au bistro Au ratafia de Neuilly ledit ratafia est servi dans des coquilles d'argent... Cette double sensibilité franco-russe, îlot d'altérité au-dedans de lui, lui pèsera (ses camarades russes perçoivent et sanctionnent cette différence) puis l'enrichira, l'élèvera et le poussera vers la France...

 

 

 

les grives aux loups

le mardi 5 novembre 2019

Chez   Françoise CHAUVET à 14h30

Des grives aux loups de Claude Michelet

Saint-Libéral, petit village de Corrèze, début du XXe siècle. Dans la neige crissent trois paires de sabots. Les enfants relèvent les collets. Sept grives ! C'est un beau butin. Qu'à l'approche des loups il faudra leur abandonner... Ce qu'il faut laisser derrière soi, déjà, pour survivre ! Plus tard, faute de grives, ils sacrifieront les coutumes d'antan, un savoir-faire dépassé, un père, une mère, une terre. Nous sommes en 1914, et les loups ont passé les Vosges...

 

 

 

un amour impossible

le mardi 8 octobre 2019

Chez Brigitte BRIFFAUD   à 14h30

Un amour impossible de Christine Angot

Pierre et Rachel vivent une liaison courte mais intense à Châteauroux à la fin des années 1950. Pierre, érudit, issu d'une famille bourgeoise, fascine Rachel, employée à la Sécurité sociale. Il refuse de l'épouser, mais ils font un enfant. L'amour maternel devient pour Rachel et Christine le socle d'une vie heureuse. Pierre voit sa fille épisodiquement. Des années plus tard, Rachel apprend qu'il la viole. Le choc est immense. Un sentiment de culpabilité s'immisce progressivement entre la mère et la fille.

Christine Angot entreprend ici de mettre à nu une relation des plus complexes, entre amour inconditionnel pour la mère et ressentiment, dépeignant sans concession une guerre sociale amoureuse et le parcours d'une femme, détruite par son péché originel : la passion vouée à l'homme qui aura finalement anéanti tous les repères qu'elle s'était construits.

ou passe l'aiguille - petits secrets, grandsmensonges

le mardi 24 septembre 2019

Chez Cathy Ramboz à 14h30

Où passe l'aiguille de Véronique Mougin

Et voici Tomas, dit Tomi, gaucher contrariant, tête de mule, impertinent comme dix, débrouillard comme vingt, saisi en 1944 par la déportation dans l’insouciance débridée de son âge – 14 ans. Ce Tom Sawyer juif et hongrois se retrouve dans le trou noir concentrationnaire avec toute sa famille.
Affecté à l’atelier de réparation des uniformes rayés alors qu’il ne sait pas enfiler une aiguille, Tomas y découvre le pire de l’homme et son meilleur : les doigts habiles des tailleurs, leurs mains invaincues, refermant les plaies des tissus, résistant à l’anéantissement. À leurs côtés, l’adolescent apprendra le métier.
Des confins de l’Europe centrale au sommet de la mode française, de la baraque 5 aux défilés de haute couture, Où passe l’aiguille retrace le voyage de Tomi, sa vie miraculeuse, déviée par l’histoire, sauvée par la beauté, une existence exceptionnelle inspirée d’une histoire vraie.

Petits secrets, grands mensonges de Liane Moriarty

Meurtre ou tragique accident ? À la fête de l'école, quelqu'un a trouvé la mort. Mais qui est vraiment responsable du drame ?
Trois femmes à la croisée des chemins, des ex-maris et leurs nouvelles épouses, des familles recomposées (ou décomposées), qui cachent tous ces redoutables petits mensonges que l'on se raconte à soi-même pour continuer de vivre... Après Le Secret du mari, best-seller international, Liane Moriarty nous plonge une fois encore dans l'univers clos de ces quartiers résidentiels qui dissimulent derrière leurs jolies façades d'inavouables secrets. Avec elle, le sourire n'est jamais loin des larmes.

Je vous écris de Téhéran de Delphine Minoui

le mardi 18 juin 2019

Chez Sylvie Bernard

Je vous écris de Téhéran de Delphine Minoui

Sous la forme d'une lettre posthume à son grand-père, entremêlée de récits plus proches du reportage, Delphine Minoui raconte ses années iraniennes, de 1997 à 2009. Au fil de cette missive où passé et présent s'entrechoquent, la journaliste franco-iranienne porte un regard neuf et subtil sur son pays d'origine, à la fois rêvé et redouté, tiraillé entre ouverture et repli sur lui-même. Avec elle, on s'infiltre dans les soirées interdites de Téhéran, on pénètre dans l'intimité des mollahs et des miliciens bassidjis, on plonge dans le labyrinthe des services de sécurité, on suit les espoirs et les déceptions du peuple, aux côtés de sa grand-mère Mamani , son amie Niloufar ou la jeune étudiante Sepideh. La société iranienne dans laquelle se fond l'histoire personnelle de la reporter n'a jamais été décrite avec tant de beauté et d'émotion.

 

Balzac et la petite tailleuse chinoise de Sijie Dai

le mardi 21 mai 2019

Chez Françoise Chauvet

Balzac et la petite tailleuse chinoise de Sijie Dai

En 1971, comme des millions d'autres jeunes citadins chinois, le narrateur et son ami Luo sont envoyés sur une haute montagne isolée voisine du Tibet, où ils seront "éduqués" par les paysans. Les adolescents ont trois chances sur mille de revenir un jour dans leur ville natale. Dans le village voisin, un autre jeune de la ville cache scrupuleusement une valise remplie de livres interdits : Balzac, Flaubert, Hugo, Kipling, Emily Brontë, Rousseau, Dostoïevski... Grâce à ces trésors, la ravissante petite tailleuse, jeune fille convoitée par tous, ne sera plus jamais la même. Écrit avec un accent de vérité confondant, un roman fort qui, tout en nous plongeant dans la Chine communiste, raconte une belle histoire d'amitié et d'amour, auréolée de la magie de la littérature.

 

rosemary, l'enfant que l'on cachait de kate clifford larson

le mardi 2 avril 2019

Chez Sylvie Bernard

Rosemary, l'enfant que l'on cachait de Kate Clifford Larson

Rosemary est la petite soeœur du futur président John Fitzgerald Kennedy. Différente des autres membres de la fratrie, elle accuse un léger retard mental associé à des troubles de l'’humeur. Pour le patriarche, Joe Kennedy, obsédé par la réussite, sa famille doit incarner le rêve américain. Ce n'’est pas le cas de Rosemary.

Un peu rebelle, elle affectionne les fêtes, pratique la voile et le tennis. En 1939, elle obtient un diplôme d'’éducatrice auxiliaire, mais son comportement effraie son père. Frénétique dans sa recherche de méthodes pour soigner sa fille, Joe ne s'’aperçoit pas que le changement incessant d'’établissement aggrave au contraire son cas et la rend de plus en plus instable.

Fin 1941, il va trop loin et fait lobotomiser Rosemary.
L'’opération tourne mal. La jeune femme en sort lourdement handicapée, à la fois physiquement et mentalement. Elle est alors internée, cachée, effacée. Pendant longtemps, ses propres frères et sœoeurs ignorent même ce qu’'est devenue Rosemary.
Voici son histoire. La vraie. Celle de l’'enfant que l'’on cachait.

le gang des rêves de luca di fulvio

le mardi 19 mars 2019

Chez Odile Vernotte

Le gang des rêves de Luca di Fulvio

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d'Européens, la ville est synonyme de " rêve américain ". C'est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L'espoir d'une nouvelle existence s'esquisse lorsqu'il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l'amour ?

" Il y a quelque chose de scorcesien chez Di Fulvio. " Zoé Courtois – lemonde.fr
" Ça se lit comme une saga, un chef-d'œuvre ! " Gérard Collard – lesdeblogueurs.tv

la tresse de laetitia colombani

le mardi 5 février 2019

Chez Françoise Chauvet

La Tresse de Laetitia Colombani

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Difficile de ne pas être touché par ce très joli récit. Estelle Lenartowicz, Lire.

Laetitia Colombani maîtrise à l’évidence l’art de la narration. Florence Bouchy, Le Monde des livres.

Un roman dans lequel il y a tout. François Busnel, La Grande Librairie.

dieu n'habite pas la havane

le mardi 15 janvier 2019

Chez Geneviève Sabatier

Dieu n'habite pas la Havane de Yasmina Khadra

À l’heure où le régime castriste s’essouffle, « Don Fuego » chante toujours dans les cabarets de La Havane. Jadis, sa voix magnifique électrisait les foules. Aujourd’hui, les temps ont changé et le roi de la rumba doit céder la place. Livré à lui-même, il rencontre Mayensi, une jeune fille « rousse et belle comme une flamme », dont il tombe éperdument amoureux. Mais le mystère qui entoure cette beauté fascinante menace leur improbable idylle.
Chant dédié aux fabuleuses destinées contrariées par le sort, Dieu n’habite pas La Havane est aussi un voyage au pays de tous les paradoxes et de tous les rêves. Alliant la maîtrise et le souffle d’un Steinbeck contemporain, Yasmina Khadra mène une réflexion nostalgique sur la jeunesse perdue, sans cesse contrebalancée par la jubilation de chanter, de danser et de croire en des lendemains heureux.

l'art de perdre

le mardi 11 decembre 2018

Chez Jacqueline Copin

L'art de perdre d'Alice Zeniter

L'Algérie dont est originaire sa famille n'a longtemps été pour Naïma qu'une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?

Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu'elle ait pu lui demander pourquoi l'Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l'été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l'Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?

Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l'Algérie, des générations successives d'une famille prisonnière d'un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d'être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

l'étrangère

le mardi 2 octobre 2018

chez Cathy Ramboz

l'étrangère de Valérie Toranian

"Elle tricote. Je sors mon carnet. - Raconte-moi précisément ce qui s'est passé dans les convois... - Plus tard... Je rêve de recueillir cette histoire qui est aussi la mienne et elle s'y oppose comme une gamine butée. - Quand plus tard ? - Quand tu auras eu ton bébé". Aravni garde farouchement le silence sur son passé. Sa petite-fille, Valérie, aimerait pourtant qu'elle lui raconte son histoire, l'Arménie, Alep, Constantinople et Marseille. Dans ce récit qui traverse le siècle, elle écrit le roman de la vie, ou plutôt des vies d'Aravni : de la toute jeune fille fuyant le génocide arménien en 1915 jusqu'à la grand-mère aussi aimante qu'intransigeante qu'elle est devenue, elle donne à son existence percutée par l'Histoire une dimension universelle et rend hommage à cette grand-mère "étrangère" de la plus belle façon qui soit.

les piliers de la terre

Le mardi 11 septembre

chez Sylvie Bernard à 14 h 30

Les piliers de la terre de Ken Follet

Les Piliers de la Terre est un roman historique de Ken Follett, écrit en 1989, et publié en français en 1990. L'action se situe dans l'Angleterre du XIIᵉ siècle et tourne autour de la construction d'une cathédrale par le prieur du village de Kingsbridge. L'intrigue couvre une période allant du naufrage de la Blanche-Nef en 1120, qui laissa la couronne d'Angleterre sans héritier et eut pour conséquence la guerre civile, jusqu'à l'assassinat de l'archevêque Thomas Becket dans la cathédrale de Canterbury en 1170. Elle mêle les tensions entre la monarchie et l'Église, convoitant mutuellement le pouvoir, les rivalités familiales et amoureuses entre des personnages issus de couches sociales très différentes, allant du hors-la-loi au comte en passant par l'artisan. Le roman bénéficie manifestement de recherches approfondies effectuées par l'auteur sur l'histoire du royaume d’Angleterre et le développement de l'architecture gothique.

lecture : cette nuit là

le mardi 19 juin 2018

chez Ghislaine Le Bouffo

Cette nuit là de Linwood Barclay

Vous vous réveillez un matin, la maison est vide, votre famille a disparu ..."

Cynthia a quatorze ans. Elle a fait le mur pour la première fois, telle une adolescente rebelle devant l'autorité familiale. Sauf que, le lendemain, plus aucune trace de ses parents et de son petit frère. Et aucun indice. Vingt-cinq ans plus tard, elle n'en sait toujours pas davantage. Jusqu'à ce qu'un coup de téléphone fasse resurgir le passé ...
Une intrigue magistrale qui se joue de nos angoisses les plus profondes.

 

 

 

Trois jours et une vie

Le mardi 29 Mai

chez Cathy Ramboz

Trois jours et une vie de Pierre Lemaitre

Trois jours et une vie fait partie de la sélection finale du prix Coup de coeur de la 25e Heure.« à la fin de décembre 1999, une surprenante série d'événements tragiques s'abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt. Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir. Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien... »Pierre Lemaitre

Les délices de Tokyo

Le mardi 10 Avril 2018 : Les délices de Tokyo, de Durian Sukegawa

Chez Brigitte Briffaud à 14h30

« Écouter la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d'embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu'elle lui a fait partager.
Magnifiquement adapté à l'écran par la cinéaste Naomi Kawase, primée à Cannes, le roman de Durian Sukegawa est une ode à la cuisine et à la vie. Poignant, poétique, sensuel : un régal. Une superbe déclaration d’amour aux sens.

Ce roman, nous séduira certainement. Le film tiré du livre est un bijou d’émotion. Nous allons pouvoir comparer les deux car nous commencerons par regarder le DVD.

D'ici là, régalez vous avec les Délices de Tokyo

Et il me parla de cerisiers, de poussières et d'une montagne

le 6 Mars 2018 à 14h30 chez Odile Vernotte

Et il me parla de cerisiers, de poussières et d’une montagne… de Antoine Paje

Un livre décrivant le passage de sa vie, (8 ans), où il vécut « l’expérience du passage » entre « la peur et l’amour ». Il décrit les crises, les signes, les messages, les personnages, qui l’on amené à « prendre conscience ».
C’est un peu l’histoire de tout le monde, orienté « profil Entreprenant » (les A), dominés et motivés par ce qui se voit ainsi que le résultat…

Si le titre et la couverture nous avaient séduites, le contenu du roman d’Antoine Paje, beaucoup moins.

A travers l’histoire de Paul, dominé par des peurs qui lui font commettre des erreurs, l’auteur se veut moralisateur en nous mettant en garde contre les fausses peurs. Mais tout est dit dans l’introduction, l’histoire qui suit n’est que répétitions, dans un style rébarbatif loin de la poésie du titre. Les ‘sages’ choisis pour l’éclairer, ne sont pas crédibles, l’analyse psychologique bien absente.

Brigitte B.

Petit Pays de Gaël Faye

Le 23 Janvier 2018 chez Cathy Ramboz

« Une feuille et un stylo apaisent mes délires d’insomniaque
Loin dans mon exil, petit pays d’Afrique des Grands Lacs
Remémorer ma vie naguère avant la guerre
Trimant pour me rappeler mes sensations sans rapatriement »

Qui mieux que Gaël Faye, lui-même, pour résumer ce roman mi-autobiographique, avec sa chanson Petit Pays, nom qu’il a aussi donné à ce premier roman.
Grace à son ‘double’ Gabriel, né comme lui d’une mère rwandaise et d’un père français, nous découvrons la vie des expatriés de Bujumbura au Burundi, pour qui, au début du roman, le drame du Rwanda entre Tutsi et Hutu, semblait bien loin. Une vie d’insouciance pour lui et sa bande de copains dans ‘leur’ impasse. Et puis, peu à peu, le ton devient plus grave, l’histoire tourmentée de l’Afrique le rattrape avec les massacres au Rwanda et Burundi. Une situation dangereuse qui poussera son père à faire rapatrier ses enfants en France.
Le sort de Gabriel, et à travers lui de Gaël Faye, nous a interpellées et avant d’échanger nos impressions sur le roman nous avons d’abord cherché à comprendre les causes de ce génocide.
Gabriel, non plus, au début du roman, ne comprenait pas la raison de tant de haine : « Ils ont le même pays, le même dieu. Ils parlent la même langue. Alors, pourquoi font-ils la guerre ?" " Parce qu’ils n’ont pas le même nez »
La réponse est certainement plus complexe, les grandes puissances ayant peut-être leur part de responsabilité…

Prochaine rencontre au ton plus 'léger' le mardi 6 mars à 14h30 chez Odile Vernotte ( 3 Bd de la Paix) autour de : Et il me parla de cerisiers, de poussières et d'une montagne, d'Antoine Paje
Bonne lectures d'ici le mois de mars, amicalement,

Brigitte B.

11 déc 2017 : "La nature exposée" - Erri de Luca

Merci à Bénédicte T. de nous avoir reçues pour cette réunion lecture, la première à l’heure d’un apéritif bien généreux.

Mais avant d’apprécier les canapés et autres friandises nous avons échangé nos impressions sur La nature exposée de Erri de Luca.  Pour certaines, qui connaissaient déjà l’auteur, ce roman leur a paru plus difficile à apprécier que d'autres du même auteur, et donc à comprendre ce sculpteur qui va jusqu’à s’identifier avec le nu auquel il redonne vie.

Néanmoins nous avons été sensibles à la prose, la réflexion sur la montagne, la sculpture, le sacré : un hymne à la création.

Brigitte B.

21 nov 2017 : "La cache " Boltanski

Bien que 13 présentes, aucun malheur ne nous est tombé dessus (!) et nos échanges ont été tout à fait conviviaux, même si certaines n'ont pas aimé autant que d'autres La cache de Boltanski.

Comme un visiteur venant de l'extérieur on comprend progressivement l'histoire complexe de sa famille atypique, une famille de juifs ballottée au gré des soubresauts de l'histoire, des personnes fragilisées par la maladie ou l'abandon.

L'histoire est 'dense' avec des aller-retours qui peuvent être déstabilisants aussi bien dans le temps qu'entre personnages. 

La cache suscite une réflexion sur l'héritage et notamment l'héritage de la peur qu'on transmet entre générations.

Brigitte B.

Check Point de Jean Christophe Rufin

le 17 octobre 2017 chez Ghislaine Le Bouffo

Maud, vingt et un ans, cache sa beauté et ses idéaux derrière de vilaines lunettes. Elle s'engage dans une ONG et se retrouve au volant d'un quinze tonnes sur les routes de la Bosnie en guerre. Les quatre hommes qui l'accompagnent dans ce convoi sont bien différents de l'image habituelle des volontaires humanitaires. Dans ce quotidien de machisme, Maud réussira malgré tout à se placer au centre du jeu.
Un à un, ses compagnons vont lui révéler les blessures secrètes de leur existence. Et la véritable nature de leur chargement. A travers des personnages d'une force exceptionnelle, Jean-Christophe Rufin nous offre un puissant thriller psychologique. Et l'aventure de Maud éclaire un des dilemmes les plus fondamentaux de notre époque. A l'heure où la violence s'invite jusqu'au coeur de l'Europe, y a-t-il encore une place pour la neutralité bienveillante de l'action humanitaire ? Face à la souffrance, n'est-il pas temps, désormais, de prendre les armes ?

Le vieux qui déjeunait seul de Léa Wiazemsky

Le 12 Septembre 2017 Chez Sylvie Bernard

Clara, une jeune et jolie serveuse de vingt-sept ans, se prend d’affection pour un vieux monsieur dont elle ne sait rien sinon que, dans le restaurant où elle travaille, chaque lundi, invariablement, il déjeune à la même table et commande le même plat. Elle est loin de se douter qu’elle-même a piqué la curiosité de cet homme éprouvé par la vie. Derrière la gentillesse et l’éternelle bonne humeur de la jeune femme, ce vieil habitué a décelé une blessure secrète. Et pour cause : accablée par le poids des actes d’un ancêtre, Clara s’interdit d’être heureuse. Mais au fil des conversations avec Clément, ce grand-père qu’elle se choisit, le contexte historique va refaire surface et changer sa vie.