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madame proust d’evelyne bloch-dano & une vie entière de robert seethaler

Quand :
10 mars 2020 @ 14 h 30 – 18 h 00
2020-03-10T14:30:00+01:00
2020-03-10T18:00:00+01:00
Contact :
Sonia LION

Madame Proust d’Evelyne Bloch-Dano
À la question : « Quel serait votre plus grand malheur ? », Marcel Proust avait répondu : « Être séparé de maman »… Jeanne Proust, née Weil en 1849 dans une famille juive venue d’Alsace et d’Allemagne, est la mère du plus célèbre des écrivains. Possessive, aimante, omniprésente de son vivant mais aussi après sa mort dans l’œuvre de son fils, elle l’a protégé, éduqué, influencé, bien au-delà de l’image pieuse du baiser nocturne au narrateur d’À la recherche du temps perdu. Jeanne demeure, à bien des égards, un mystère. Pourquoi cette héritière d’une bourgeoisie juive éclairée épouse-t-elle Adrien Proust, fils d’épicier catholique, beauceron et sans fortune ?

Une vie entière de Robert Seethaler

Héros du Tabac Tresniek, le jeune Franz Huchel débarquait de ses montagnes et venait apprendre la vie dans la Vienne des années trente. Andreas Egger, le personnage principal du nouveau roman de Robert Seethaler, effectue le parcours inverse: c’est de la ville qu’il est amené, enfant, dans ces montagnes où il va passer « une vie entière ». Aucun adulte bienveillant pour lui expliquer le monde. Il est recueilli par une brute qui l’estropie, et se constitue seul son éthique personnelle. Quand il se soustrait enfin à la tyrannie de son patron, ce n’est pas pour travailler comme lui la terre, les yeux baissés: « Un homme doit vivre la tête haute », déclare-t-il à Marie, la jeune fille dont il est amoureux. Aussi prend-il part à l’aventure des téléphériques, qui vont ouvrir sa vallée à la modernité, avant d’être envoyé en 1942 sur le front de l’Est, dans les montagnes du Caucase. A son retour, « les géraniums ont remplacé les croix gammées aux fenêtres du village » et les étables vidées de leurs bêtes abritent les skis des touristes… Pris par l’intensité poétique des images, par la vérité de ce personnage de montagnard terriblement humain, et par une langue sobre et rythmée où chaque mot est pesé, on ne lâche pas ce bref roman d’une vie « minuscule ».

Chez Sonia LION à 14h30.

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